« Pétition des habitants des townships du Bas-Canada en faveur de l'Union législative des deux Canadas » : différence entre les versions
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Que la situation des habitants des townships diffère de celle de n'importe quelle autre partie de l'Empire britannique, et est susceptible de s'avérer plus malheureuse et désastreuse pour eux-mêmes et leur postérité, à moins qu'une aide législative venue de la terre de leurs ancêtres ne leur soit accordée pour les soulager; comme il le sera démontré brièvement dans le compte-rendu suivant : - La province du Bas-Canada, dans son état actuel, peut être séparée en deux parties; à savoir : d'abord, les seigneuries ou le Bas-Canada français, qui comprend une bande étroite de terre de chaque côté du fleuve St-Laurent, variant dans sa largeur de dix à quarante milles; et deuxièmement, les townships ou le Bas-Canada anglais, qui comprend le reste de la province, est plus vaste, et capable de contenir une population bien plus grande que les seigneuries, ou le Bas-Canada français. La région seigneuriale du Bas-Canada, dont la population peut être considérée comme à moitié remplie, est habitée principalement par des Canadiens, dont l'origine et la langue sont françaises; mais contient également, en plus de ces derniers, une population d'environ 40,000 habitants d'origine britannique. Les townships, ou le Bas-Canada anglais, sont entièrement peuplés d'habitants de naissance et de descendance britanniques, et des loyalistes américains, s'élevant actuellement à environ 40,000 âmes, qui n'ont aucune autre langue que celle de leurs ancêtres britanniques, qui habitent des terres concédées sous la tenure britannique du franc et commun soccage, qui ont un clergé protestant, parce lequel une partie de ces terres sont réservées, et qui, malgré cela sont soumis aux lois françaises, (la coutume de Paris,) dont ils ne connaissent rien, et qui est compilées dans une langue avec laquelle ils ne sont pas familiers. | Que la situation des habitants des townships diffère de celle de n'importe quelle autre partie de l'Empire britannique, et est susceptible de s'avérer plus malheureuse et désastreuse pour eux-mêmes et leur postérité, à moins qu'une aide législative venue de la terre de leurs ancêtres ne leur soit accordée pour les soulager; comme il le sera démontré brièvement dans le compte-rendu suivant : - La province du Bas-Canada, dans son état actuel, peut être séparée en deux parties; à savoir : d'abord, les seigneuries ou le Bas-Canada français, qui comprend une bande étroite de terre de chaque côté du fleuve St-Laurent, variant dans sa largeur de dix à quarante milles; et deuxièmement, les townships ou le Bas-Canada anglais, qui comprend le reste de la province, est plus vaste, et capable de contenir une population bien plus grande que les seigneuries, ou le Bas-Canada français. La région seigneuriale du Bas-Canada, dont la population peut être considérée comme à moitié remplie, est habitée principalement par des Canadiens, dont l'origine et la langue sont françaises; mais contient également, en plus de ces derniers, une population d'environ 40,000 habitants d'origine britannique. Les townships, ou le Bas-Canada anglais, sont entièrement peuplés d'habitants de naissance et de descendance britanniques, et des loyalistes américains, s'élevant actuellement à environ 40,000 âmes, qui n'ont aucune autre langue que celle de leurs ancêtres britanniques, qui habitent des terres concédées sous la tenure britannique du franc et commun soccage, qui ont un clergé protestant, parce lequel une partie de ces terres sont réservées, et qui, malgré cela sont soumis aux lois françaises, (la coutume de Paris,) dont ils ne connaissent rien, et qui est compilées dans une langue avec laquelle ils ne sont pas familiers. | ||
En plus des maux causés par la soumission à des lois étrangères dans une langue étrangère, les townships ou le Bas-Canada anglais, souffrent en plus de la difficulté de n'avoir aucune cour de justice dans leurs propres limites, pour l'administration de ces même lois étrangères, mais sont obligés même pour les redressements légaux les plus futiles, d'avoir recours aux tribunaux établis dans les villes de Québec, de Montréal, ou de Trois-Rivières, dans le Canada seigneurial, qui sont fréquemment situées à une distance de l00 à 150 milles, à travers un pays où le déplacement, en raison de l'insuffisance des lois concernant les communications, est souvent difficile et dangereux; et pour compléter le tableau de leurs doléances, les townships se trouvent de fait sans aucune représentation quelle qu'elle soit dans la Chambre d'assemblée provinciale du Bas-Canada. Leurs plaintes à l'Assemblée provinciale ont toujours été traitées avec mépris ou indifférence; vos pétitionnaires ne peuvent non plus expliquer comment ils en sont venus être laissé, pour ainsi dire, presque exclus du gouvernement civil, par une négligence si différente de celle suivie dans les législatures des autres provinces britanniques, sauf en supposant que la Chambre d'assemblée canadienne-française n'ait pas été désireuse que les émigrants de Grande-Bretagne ou d'origine britannique soient encouragés à demander l'asile ou à devenir des colons au Bas-Canada. Si tel était en effet leur objectif, ils n'ont pas entièrement échoué; | En plus des maux causés par la soumission à des lois étrangères dans une langue étrangère, les townships ou le Bas-Canada anglais, souffrent en plus de la difficulté de n'avoir aucune cour de justice dans leurs propres limites, pour l'administration de ces même lois étrangères, mais sont obligés même pour les redressements légaux les plus futiles, d'avoir recours aux tribunaux établis dans les villes de Québec, de Montréal, ou de Trois-Rivières, dans le Canada seigneurial, qui sont fréquemment situées à une distance de l00 à 150 milles, à travers un pays où le déplacement, en raison de l'insuffisance des lois concernant les communications, est souvent difficile et dangereux; et pour compléter le tableau de leurs doléances, les townships se trouvent de fait sans aucune représentation quelle qu'elle soit dans la Chambre d'assemblée provinciale du Bas-Canada. Leurs plaintes à l'Assemblée provinciale ont toujours été traitées avec mépris ou indifférence; vos pétitionnaires ne peuvent non plus expliquer comment ils en sont venus être laissé, pour ainsi dire, presque exclus du gouvernement civil, par une négligence si différente de celle suivie dans les législatures des autres provinces britanniques, sauf en supposant que la Chambre d'assemblée canadienne-française n'ait pas été désireuse que les émigrants de Grande-Bretagne ou d'origine britannique soient encouragés à demander l'asile ou à devenir des colons au Bas-Canada. Si tel était en effet leur objectif, ils n'ont pas entièrement échoué; car sur le total de plusieurs milliers d'émigrants qui dans les dernières années sont arrivés de Grande-Bretagne, à peine 1,000 se sont établis dans les townships du Bas-Canada; mais un grand nombre d'entre eux sont allés vivre aux États-Unis, en considérant, peut-être, qu'ils s'y trouveraient dans un pays moins étranger que dans cette colonie britannique dans les circonstances actuelles, et sous l'aspect étranger de la branche représentative de sa législature. | ||
Version du 14 octobre 2008 à 19:34
Aux honorables chevaliers, citoyens et bourgeois, représentants les Communes du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande assemblées en Parlement.
La pétition des Subscribers, les loyaux sujets de Sa Majesté, de naissance ou d'origine britannique, habitants les townships de Dunham, Stanbridge, St-Armand, Sutton, Potton, Stanstead, Barnston, Barford, Hereford, Farnham, Brome, Bolton, Hatley, Compton, Clifton, Granby, Shefford, Stukely, Orford, Ascott, Eaton, Newport, Bury, Hampden, Milton, Roxton, Durham, Melborne, Windsor, Shipton, Stoke, Dudwell, Simpson, Kingsey, Grantham, Wickham, Wendover, Brompton, et autres townships et endroits situés dans la Province du Bas-Canada;
Représentent humblement,
Que vos pétitionnaires ont appris avec la plus grande satisfaction, et la gratitude la plus profonde, qu'un projet de loi a été déposé dans l'honorable Chambre des Communes, à la dernière session du Parlement du Royaume-Uni, pour unir les provinces du Haut et du Bas-Canada sous une seule législature; une mesure que les habitants des townships du Bas Canada attendent avec impatience la croyant être le seul moyen efficace de mettre fin aux difficultés et aux ennuis qu'ils ont éprouvé dans le passé, et d'empêcher les maux que la continuation de l'état actuel des choses menacerait de leur faire subir dans les temps prochains.
Que la situation des habitants des townships diffère de celle de n'importe quelle autre partie de l'Empire britannique, et est susceptible de s'avérer plus malheureuse et désastreuse pour eux-mêmes et leur postérité, à moins qu'une aide législative venue de la terre de leurs ancêtres ne leur soit accordée pour les soulager; comme il le sera démontré brièvement dans le compte-rendu suivant : - La province du Bas-Canada, dans son état actuel, peut être séparée en deux parties; à savoir : d'abord, les seigneuries ou le Bas-Canada français, qui comprend une bande étroite de terre de chaque côté du fleuve St-Laurent, variant dans sa largeur de dix à quarante milles; et deuxièmement, les townships ou le Bas-Canada anglais, qui comprend le reste de la province, est plus vaste, et capable de contenir une population bien plus grande que les seigneuries, ou le Bas-Canada français. La région seigneuriale du Bas-Canada, dont la population peut être considérée comme à moitié remplie, est habitée principalement par des Canadiens, dont l'origine et la langue sont françaises; mais contient également, en plus de ces derniers, une population d'environ 40,000 habitants d'origine britannique. Les townships, ou le Bas-Canada anglais, sont entièrement peuplés d'habitants de naissance et de descendance britanniques, et des loyalistes américains, s'élevant actuellement à environ 40,000 âmes, qui n'ont aucune autre langue que celle de leurs ancêtres britanniques, qui habitent des terres concédées sous la tenure britannique du franc et commun soccage, qui ont un clergé protestant, parce lequel une partie de ces terres sont réservées, et qui, malgré cela sont soumis aux lois françaises, (la coutume de Paris,) dont ils ne connaissent rien, et qui est compilées dans une langue avec laquelle ils ne sont pas familiers.
En plus des maux causés par la soumission à des lois étrangères dans une langue étrangère, les townships ou le Bas-Canada anglais, souffrent en plus de la difficulté de n'avoir aucune cour de justice dans leurs propres limites, pour l'administration de ces même lois étrangères, mais sont obligés même pour les redressements légaux les plus futiles, d'avoir recours aux tribunaux établis dans les villes de Québec, de Montréal, ou de Trois-Rivières, dans le Canada seigneurial, qui sont fréquemment situées à une distance de l00 à 150 milles, à travers un pays où le déplacement, en raison de l'insuffisance des lois concernant les communications, est souvent difficile et dangereux; et pour compléter le tableau de leurs doléances, les townships se trouvent de fait sans aucune représentation quelle qu'elle soit dans la Chambre d'assemblée provinciale du Bas-Canada. Leurs plaintes à l'Assemblée provinciale ont toujours été traitées avec mépris ou indifférence; vos pétitionnaires ne peuvent non plus expliquer comment ils en sont venus être laissé, pour ainsi dire, presque exclus du gouvernement civil, par une négligence si différente de celle suivie dans les législatures des autres provinces britanniques, sauf en supposant que la Chambre d'assemblée canadienne-française n'ait pas été désireuse que les émigrants de Grande-Bretagne ou d'origine britannique soient encouragés à demander l'asile ou à devenir des colons au Bas-Canada. Si tel était en effet leur objectif, ils n'ont pas entièrement échoué; car sur le total de plusieurs milliers d'émigrants qui dans les dernières années sont arrivés de Grande-Bretagne, à peine 1,000 se sont établis dans les townships du Bas-Canada; mais un grand nombre d'entre eux sont allés vivre aux États-Unis, en considérant, peut-être, qu'ils s'y trouveraient dans un pays moins étranger que dans cette colonie britannique dans les circonstances actuelles, et sous l'aspect étranger de la branche représentative de sa législature.